Le livre électronique coûte autant et pollue plus
que le papier ?
Une nouvelle qui fera sans doute sourire les
professionnels des Arts Graphiques et particulièrement le monde de l’édition. Les
imprimeurs ont considérablement investi ces dernières années dans le respect de l’environnement. Depuis 1998 et la création de marque comme
ImprimVert, on comptera bientôt plus d’imprimeurs
certifiés « Ecolo » que ceux ayant tournés de dos à une démarche estampillée
verte. Bien qu’une des plus connue, cette certification n’est pas la seule :
certification PEFC, certification FSC, Investissements
écologiques ou encres végétales, permettent à chacun d’afficher sa propre
logique du respect de l’environnement.
Un pavé dans la mare lancé par PCinpact.com au moment
de la sortie du Kindle d’Amazone ou encore le Reader de Sony . Le monde du Print qui ne trouverait pas de nouvelle opportunité
avec le Ebook, voit ses investissements Eco-responsables récompensés.
Malgré tout, fort est à parier que la logique du Syndicat National de l'Édition sera rapidement remise en question par l’évolution du modèle économique du livre numérique.
PCimpact : livre-electronique-coute-autant-papier.
"Le livre électronique coûte autant et pollue plus que le
papier
Lire, ça rend intelligent (paraît-il)
Le
livre électronique, ou ebook, est
un sujet qui fait couler beaucoup d'encre. Si pour certains, il représente le
futur, et en manquer la marche sera inévitablement fatal, pour d'autres, il ne
s'agit que d'un gadget sans grand intérêt et bien trop onéreux.
Hervé Gaymard, présentait ainsi début mars son rapport sur la Situation du livre, remis à Christine Albanel. Ce fameux rapport notait justement que si le prix unique du livre papier (avec une TVA à 5,5 %) a un sens, sa version numérique devrait néanmoins être prise comme un cas à part.
Pour le député UMP, passer « par une offre d'ouvrages accrue et diversifiée ainsi que par une réduction significative du prix par rapport à celui du livre papier : 30 % du prix TTC », ne serait pas une mauvaise idée, ceci grâce, notamment, à une baisse de la TVA (de 19,6 % sur le numérique actuellement, contre 5,5 % sur le support physique). Mais les éditeurs pourront de toute façon avoir le choix de la tarification de leurs oeuvres.
Mais le SNE, le Syndicat National de l'Édition, tient cependant à rétablir
certaines vérités, ou tout du moins les siennes. Rappelant que le marché du
livre numérique ne représente que 30 à 40 millions d'euros, soit 1 % du chiffre
d'affaires de l'édition, principalement au format CD/DVD qui plus est (et non
pas en téléchargement), le SNE affirme que « contrairement aux apparences,
un livre numérique coûte au moins autant à produire qu'un livre papier ».
Une déclaration étonnante, que le SNE tente néanmoins d'expliquer :
Prenons un livre-papier vendu au prix de 10 € (qui est
à peu près le prix moyen d'un livre). Comment se rémunèrent aujourd'hui les
différents acteurs de la chaîne du livre ? L'auteur touche 1 €. L'éditeur
perçoit 1,50 € pour son travail (création éditoriale, relecture,
correction, mise en forme, maquettage, marketing, promotion commerciale,
service de presse, vente de droits étrangers et de droits audiovisuels et frais
de structure). L'imprimeur reçoit 1,50 € pour le travail de pré-presse
(qui peut aussi être réalisé par le service de fabrication de l'éditeur),
l'achat du papier et l'impression. Le diffuseur et le distributeur perçoivent
1,70 €. Le libraire perçoit 3,80 € qui couvrent en particulier une
partie des frais de transport du livre ainsi que les charges de personnel et le
loyer. Enfin, l'État récolte 0,50 € (TVA). Ce sont, à part la TVA, des
chiffres moyens, qui peuvent varier.(Lire la suite...)
Wikipedia : « synonymes : livrel, ecolivrel, liseuse, bouquineur ou tout simplement e-book, la terminologie Française n'étant pas encore fixée. "Voir aussi l’essaie du Kindle, le livre électronique d'Amazon sur le 20 Minutes.fr
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